Présentation
Favoriser
l’ouverture à l’interculturel.
Les échanges entre peuples n’ont jamais été aussi nombreux. La mondialisation ne porte pas que sur les biens matériels. Les hommes, les femmes, se déplacent plus que jamais. Certains ont la chance de pouvoir se rendre à l’étranger volontairement, dans le cadre de leur travail, leurs études, leurs loisirs. D’autres, extrêmement nombreux, y sont contraints pour des raisons économiques, d’oppression, de conflits violents, d’atteintes aux droits de l’homme dans leur pays d’origine, mais aussi, et de plus en plus, pour des raisons climatiques.
Les tensions sur la planète sont omniprésentes. Si parfois elles s’expriment par des conflits internes à certains pays, elles sont toujours d’une complexité telle que la dimension internationale, les relations entre pays, pouvoirs politiques, économiques, sont toujours présentes tant dans les causes que les pistes de solutions.
La médiatisation, limitée et choisie, de certaines informations induit des formes de regards, des représentations de peuples d’ailleurs, de certaines communautés. Ainsi, on parle plus facilement de « clandestins », plutôt que de migrants fuyant la faim ou des réalités économiques ou politiques indécentes. On incrimine les comportements de certaines minorités en les explicitant par des raisons prétendument et exclusivement culturelles sans évoquer des réalités sociales et économiques. Les religions sont souvent stigmatisées, réponse alibi à des situations bien plus complexes qui nécessiteraient évidemment des analyses beaucoup plus fines.
Au cœur de toutes ces problématiques : notre (in !)capacité à nous décentrer de nous-mêmes, à entrevoir l’autre comme une source de nouveauté, d’enrichissement, d’apprentissage plutôt que comme risque, menace. Toute culture est avant tout une adaptation à un environnement, à des contraintes spécifiques. Ainsi, chacune d’entre elles propose des réponses pertinentes face à celles-ci, résultat d’une longue expérience. Développer les échanges entre membres de cultures différentes, c’est non seulement œuvrer pour la paix, mais aussi, par le partage de ces savoirs, favoriser l’émergence de solutions nouvelles face à ces défis qui concernent chaque peuple.
Diversité, altérité – et pourtant commune humanité – recherche de réponse à des défis communs de plus en plus nombreux : ainsi pourrait se caractériser l’interculturalité « positive », celle qui ne consiste pas à manipuler l’autre à partir de la connaissance de certaines de ses spécificités, mais à œuvrer pour un monde plus humain, juste.
Favoriser la rencontre interculturelle, c’est œuvrer pour un « mieux vivre ensemble », enjeu majeur, vital, de notre siècle. Un défi que R.I.V.Es, Rencontres Interculturelles pour un mieux Vivre Ensemble, se propose d'accompagner.
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